Q.P.C. = Question Protégeant Chirac ?...

Publié le par ANTICOR 78

Anticor prend acte de la décision du tribunal de suspendre le procès des emplois fictifs de la ville de Paris dans lequel M. Jacques Chirac, ancien Président de la République figure parmi d'autres prévenus, en acceptant de transmettre une Question Prioritaire de Constitutionnalité (Q.P.C.) à la Cour de cassation.

 

A cette annonce, s'ajoute la demande de Maître Veil, avocat de Monsieur Chirac, de repousser ce procès bien après la décision de la Cour de cassation ou celle du Conseil constitutionnel, soit après l'élection présidentielle de 2012. Cela démontre bien la stratégie dilatoire d'ensemble afin que ce procès ne puisse en fait jamais avoir lieu. 

 

 A ce stade, rappelons donc les éléments juridiques suivants :

 

 1) Avec cette Q.C.P., ce n'est pas la loi mais la jurisprudence qui est en cause ; or une jurisprudence judiciaire  ne s'attaque pas devant le Conseil constitutionnel, mais devant la Cour de cassation, sauf à consacrer un troisième degré de juridiction. Anticor maintient son analyse juridique et regrette que le parquet ait tenu un discours plus politique que juridique.

 

 2) Si jamais la Cour de cassation transmettait le dossier au Conseil constitutionnel, la question de son impartialité serait posée, au regard des principes de la Convention européenne des droits de l'Homme.

 

 3) Si jamais le Conseil constitutionnel neutralisait la jurisprudence actuelle sur la prescription (selon laquelle le délai court à compter du moment où les faits sont connus), les conséquences seraient très préjudiciables, non seulement pour la poursuite des infractions économiques, mais aussi pour celles concernant l'environnement et la santé publique.

 

 Les questions fondamentales qui se posent donc avec la conclusion de ces deux premiers jours du procès Chirac sont :

 

 - Quel est l'avenir de notre système judiciaire ?

 

 - Et plus loin de notre République ?

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Y
<br /> Lu dans le Nouvel Obs, ce matin : Le Conseil constitutionnel aurait dû invalider les comptes de campagne d'Edouard Balladur en 1995, car comportant des irrégularités. Mais il ne l'a pas fait, car<br /> il aurait dû aussi invalider ceux de Jacques Chirac en raison également de dépots d'espèces non justifiés. Le Conseil constitutionnel a voulu éviter "une crise politique majeure". Quel déni de<br /> démocratie par ceux qui doivent en être les premiers garants ! Effarant, désespérant, profondément scandaleux.<br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Oui, tout à fait. Et le pire, c'est que c'est une figure de gauche qui a décidé que le Conseil constitutionnel fermerait les yeux sur ces anomalies : son Président Roland Dumas, donnant encore<br /> une fois l'impression d'une collusion sur les dérives financières entre la droite et la gauche de gouvernement, comme lors de l'accord Delanoë-Chirac-UMP pour les emplois fictifs de la ville de<br /> Paris.<br /> <br /> <br /> Marine Le Pen a de beaux jours devant elle...<br /> <br /> <br /> <br />