Pas d’argent public pour frauder le code électoral

Publié le par ANTICOR 78

Par l'équipe Anticor

Les malversations présumées de Bygmalion auraient permis à l’UMP de participer  au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 à hauteur à 17 millions d’euros.

Il s’agit en partie d’argent public. En effet, l’UMP a bénéficié en 2012 de 30,1 millions d’euros de financement public direct représentant 52% de ses recettes. Il a également bénéficié de 9,4 millions d’euros de dons faisant l’objet d’une déduction fiscale de 60%, soit 5,6 millions d’euros. Le total s’élève donc à 35,7 millions d’euros sur 57,9 millions de recettes, soit 61,6%.

Sur cette somme, 17 millions auraient été utilisés pour masquer une fraude au plafonnement des dépenses de campagne. Si on applique à ces 17 millions le prorata de financement public de 61,6%, ce sont 10,4 millions d’euros d’argent public qui auraient été détournés à des fins illicites.

Des poursuites pénales sont encourues par les personnes responsables de ces infractions. Anticor demandera aussi le remboursement de la part d’argent public détourné. Les citoyens ne comprendraient pas que l’Etat renonce à cette exigence, alors qu’il augmente les impôts et réduit le financement des services publics.

Au-delà, c’est une réforme d’ensemble qui s’impose : voir la politique malade de son financement.

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